25 février 2019

Mais qui est Kyriba ?

Je suis tombé par hasard sur l’article de La Tribune dont le titre m’a interpellé. En effet, « qui ne connaît pas Kyriba ». Certainement pas les Directeurs Financiers des entreprises françaises. Plus surprenant, la société est toujours présentée comme une sorte de start-up en devenir.

Personne ne contestera la qualité de l’offre de l’éditeur nativement développée pour le Cloud. Comme les autres, elle a quelques limites mais, l’un dans l’autre, elle donne satisfaction à ses utilisateurs. Les partenaires intégrateurs rejoignent l’écosystème les uns après les autres. Comme vous le savez, ces derniers sont toujours suiveurs, jamais pionniers pour prendre des risques sur la distribution d’une offre logicielle. Que des noms comme Cegid, Absys Cyborg ou des cabinets comme AZZANA soient désormais des partenaires officiels, confirment la place de choix prise par l’éditeur sur le marché de niche du Cash Management.

Une ascension résistible

Ce qui peut être interpellant est le temps mis par la société pour revendiquer comme clients la moitié des entreprises du CAC 40 : 15 ans et 100 M€ de cash investi. Il semble que l’ascension ait été quelque peu difficile, et cela pour deux raisons :

  • Comme mentionné dans l’article, Kyriba est un spin-off de XRT, difficile donc de faire basculer des clients déjà équipés pour un système pas tout à fait stabilisé à l’époque ;
  • La montée en puissance de la société est liée au développement du Cloud. La technologie est montée en puissance au fil du temps et a fini par rassurer les clients et le Cloud (ou le mode hébergé) s’est banalisé au sein des services de gestion des entreprises.

La course en avant continue

L’avenir passe toujours par un développement à marche forcée avec l’objectif - plus ou moins avoué - d’une entrée en Bourse. L’on peut louer la patience des investisseurs qui n’avaient peut-être pas pris la mesure de la durée du « cash burn ».

Il est donc temps de porter la notoriété de Kyriba au-delà des limites du microcosme des financiers d’entreprise. Toujours française par la nationalité de ses effectifs et le poids du marché national dans son Chiffre d’Affaires. De plus en plus américaine dans ses pratiques et ses tarifs.

J’espère que les services suivront ce développement à marche forcé. Que des partenaires prennent en charge les services relatifs la mise en place peut être considéré comme rassurant.

En passant : « 15 ans avant de recruter un Responsable Marketing » ?
Cela interpelle sur l’utilité de la fonction.

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