29 octobre 2018

Gestion des pouvoirs bancaires, le casse-tête des directions financières

L’autre caillou dans la chaussure du directeur financier

Il n’est pas nécessaire d’être un grand groupe pour avoir à gérer plusieurs dizaines d’entités et les comptes bancaires associés. La question se pose donc rapidement pour les ETI en forte croissance nationale et/ou internationale.

Le sujet touche bien sûr à la sécurité financière de l’entreprise (donc de lutte contre la fraude) et peut apparaître comme pierre angulaire de la politique de sécurité des transactions financières en définissant les droits de chacun quant à l’accès des comptes bancaires.

Cette gestion peut être décentralisée au niveau de chaque filiale et traitée manuellement.

En central, la direction financière aspire à bénéficier :

  • D’une visibilité sur la vie des délégations (lettres d’ouverture de compte…) ;
  • De la garantie de pouvoir faire remonter le cash à tout instant ;
  • De la génération des rapports demandés par les auditeurs (ce qui implique l’historisation de la vie des mandats) ;
  • D’une sécurité dans les transactions en séparant la délégation de signature et la délégation de pouvoirs.

Pour cela il faut définir au niveau local les personnes et les types d’opérations autorisés (virement, émission de chèque…) en analysant les risques et les responsabilités dans le workflow.

Face à ces aspirations croissantes, nombre d’éditeurs proposent (à l’instar de Sage XRT) des logiciels permettant la gestion de la vie de ces pouvoirs bancaires. L’objectif est de permettre au service financier d’aller au niveau le plus fin de cette activité (arrivée et départ des personnes concernées, redéfinition des limites des pouvoirs, ouvertures/fermetures des comptes).

L’acquisition d’un tel logiciel (justifiée bien sûr par le nombre de comptes à suivre) contribue ainsi à la sécurisation des opérations financières.

Permettre de savoir à tout moment qui est responsable de quoi, qui détient la signature, sur quel périmètre, pour quel type d’opération, jusqu’à quel montant, renforce la chaîne de confiance. Certains outils vont au-delà du domaine strictement financier et proposent la gestion des engagements, au sens juridique du terme, au sein de la société.

Tant qu’à vouloir une vision d’hélicoptère sur les délégations de pouvoir, autant être exhaustif.

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