24 septembre 2018

Les patrons de PME sont-ils prêts pour le Big Data ?

Dans les nouveautés de la rentrée, le groupe BDO vient de prendre la majorité du capital du BIPE. Une bonne nouvelle qui pose cependant la question de la maturité des patrons d’entreprise pour l’analyse de leurs données comme aide à la prise de décision.

Les entreprises sont riches en données et pauvres en information

L’analyse des données est une pratique ancienne. L’idée de base est de faire apparaître des corrélations entre des éléments, des faits, qui n’ont apparemment aucun lien direct entre eux et de révéler des « patterns », des tendances.

Les études de Géomarketing, mêlant données géographiques, flux passants des consommateurs potentiels et autres variables météorologiques apportent des réponses aux questions des entreprises qui souhaitent ouvrir/fermer des points de vente, par exemple.

La nouveauté réside dans l’amplification des 3 V : toujours plus de Vitesse, plus de Volume, et de Variétés dans l’hétérogénéité des données (textes, images, enregistrements audio…). Encore faut-il qu’elles soient structurées pour cela.

Ont nombres de silos et pas de vocabulaire commun à tous leurs départements

Ce que l’on sait moins est que le prérequis à l’analyse est la collecte et le « nettoyage » des données.

Cela est coûteux, et pénible, car en entreprise, non seulement les silos ont la vie dure, mais le vocabulaire commun est rare. Ainsi la notion de chiffre d’affaires varie entre les départements financier et commercial.

Ce préalable est si lourd et tant sous-estimé, qu’il se dit qu’il faut 5 Dataminers pour 1 Data Scientist. Voilà autant d’obstacles à la mise à disposition d’informations fiables en temps réel pour un coût financier acceptable.

Leurs patrons peuvent être réticents face à l’aspect « intrusif » des analyses

Un patron d’entreprise est, selon certaines études, trois fois plus difficile à convaincre que n’importe quelle autre personne dans sa société.

Nous le savons bien chez BDO VIA FINANCE où, pour réaliser nos missions de conseil ou de prise en charge de la Gestion de Trésorerie, il nous faut accéder aux informations financières les plus confidentielles.

L'analyse des données étant au cœur de la réflexion stratégique des sociétés, il est dès lors compréhensible que certains éprouvent quelques réticences à ouvrir la porte aux consultants analystes.

La solution ? Des PoC sur du « Small Data » : proposer à l’entreprise de travailler sur un sujet donné pendant un temps limité pour un coût modeste afin de répondre à un sujet qui se pose à elle (pricing des produits/services, par exemple). Une démonstration concrète et ciblée.

Dans la course à l’avantage concurrentiel, les entreprises qui auront su lever les obstacles mentionnés ci-dessus, et intégrer l’analyse des données dans leur prise de décision prendront une longueur d’avance. L'arrivée du BIPE au sein de BDO nous permettra d'assister plus encore les entreprises dans cette démarche.

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