10 juillet 2018

Informatisation des directions financières : le Bon, l’Incompétent et le Truand

Il y a 20 ans de cela, le Directeur Financier d’une grande société spécialisée dans les photocopieurs, me lâcha cette affirmation à propos des intervenants en informatique qu’il pouvait rencontrer : « Dans l’informatique de Gestion il y a un tiers d’escrocs, un tiers d’incompétents et un tiers de gens qui essaient de faire avancer les choses ».

20 ans plus tard, l’affirmation qui frappe les prestataires informatiques est toujours valable pour les raisons suivantes.

Le Truand

Est celui qui vous ment sur le coût, le délai et la qualité du projet qu’il vous vend (rarement les trois en même temps tout de même). Il part du principe qu’une fois le contrat signé vous ne pourrez plus vous désengager. À mi-parcours de l’implémentation des logiciels il reviendra vous voir en vous expliquant qu’il faut une rallonge budgétaire, que le contrat au forfait ne pourra pas être tenu.

Si vous ne réglez pas ce que vous lui devez déjà, il rappelle ses consultants et suspend la hotline. De plus, là où vous vous attendiez à voir des intervenants séniors, vous voyez arriver des débutants, des juniors qui se forment au logiciel sur votre site et avec votre argent. La moindre demande d’évolution ou d’adaptation du système vous sera facturée au prix fort.

Mobilité, Cloud, Digitalisation n’y ont rien fait, on retrouve toujours cette typologie en action dans notre secteur.

L’Incompétent

Il s’est lancé dans le business de l’informatique comme on ouvre un restaurant. Il n’a pas de compétence particulière, il a simplement compris que le secteur était dynamique et pouvait lui rapporter pas mal d’argent.

Il a remarqué qu’il suffisait d’en savoir un peu plus que le client pour apparaître compétent et gagner la confiance du patron d’entreprise. Il va s’acoquiner avec un technicien mercenaire, passer par un sous-traitant. Une fois que vous l’avez compris vous n’avez qu’une hâte : changer de prestataire.

La frontière avec le premier type est parfois fine, l’incompétent est supposé être moins conscient de son état et de ses pratiques.

Le Bon

Il a une passion pour son métier et le goût du travail bien fait. Il minorera le coût du projet, mettra ses meilleures compétences à votre disposition et saura faire montre de réactivité et de disponibilité quand vous le solliciterez.

Il a conscience que la qualité de ses prestations est sa meilleure garantie de pérennité. Il a un parc de clients limité, mais fidèles depuis des années. Cela se comprend, car un prestataire honnête et loyal mérite d’être conservé.

Le revers de la médaille : certains clients vont abuser de sa bonne volonté en refusant de payer certaines prestations ou en réglant avec retard. Dommage.

Car il faut l’admettre, la mauvaise foi, la malhonnêteté, ne sont pas l’apanage de certains fournisseurs et se retrouvent chez les clients également. Avec l’été, on peut trouver également des correspondances avec les artisans qui vont s’occuper de la rénovation de nos appartements. La présente typologie n’est pas le privilège du secteur informatique.

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