9 mai 2018

Savoir miser sur le bon cheval pour renflouer la trésorerie de votre société

Nous pouvons lire à longueur de pages les exemples de sociétés qui ont mis la clef sous la porte pour ne pas avoir su se renouveler dans leur offre et/ou leur organisation. De temps en temps, on tombe sur la Success Story qui démontre qu’il faut simplement une bonne idée et pas nécessairement de chance.

En l’espèce il s’agit ici d’un hippodrome… japonais qui, de façon originale, a su se sortir de l’ornière.

Une bonne idée au bon moment ou la viralité avant Internet

Au début des années 2000, le Japon traversait une période économique difficile dites « les années perdues » avec une population dont le moral était plus bas.

En 2003, dans la ville côtière de Kochi, sur l’île de Shikoku dans le sud du pays, l’hippodrome local était au bord de la faillite. Son directeur, à la recherche d’une opération marketing pour relancer l’activité eut soudain l’idée de mettre en avant une pouliche locale qui n’avait à l’époque gagné aucune course de sa vie (58 défaites au compteur à l’époque). Sans grande conviction il diffusa l’histoire à quelques journaux qui relayèrent la nouvelle aux quatre coins de l’archipel nippon.

Étonnamment l’histoire devint virale. L’intérêt pour la pouliche amena un accroissement des paris et des bénéfices car cette dernière ne gagnait jamais une course et contribua ainsi aux renflouements des caisses de la société qui se sauva de la faillite.

Never Give up

Le cheval devint l’exemple de l’esprit de persévérance aux yeux du peuple japonais, portant l’idée que quelle que soit l’adversité il ne faut jamais abandonner. Des millions de personnes vivant une situation d’échec professionnel ou autre, purent s’identifier dans le parcours de ce cheval. En jouant sur les sentiments et les émotions la société hippique a réussi à faire de parieurs perdants des gens heureux.

Certes la pouliche perdait mais donnait malgré tout le meilleur d’elle-même à chaque sortie. Après une bonne centaine de courses et autant d’échecs, Haru Hurata pris sa retraite dans un haras de la région de Tokyo, sa gloire la préservant de l’abattoir.

L’objectif avait été atteint : le sauvetage réussi de l’entreprise de courses de chevaux de la ville de Kochi.

La morale de cette histoire est qu’une opération réussie de Restructuring peut se trouver sous les sabots d’un mauvais cheval.


Vous trouverez l’intégralité du court-métrage relatant en détail l’histoire de Haru Hurara sur le site Aeon.

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