27 mars 2018

Les TPE et PME ne sont pas intéressées par la gestion de Trésorerie

C’est, en tout cas, le constat un peu décevant que je viens de faire et, finalement, il n’y a rien d’anormal à cela d’une certaine manière.

En échangeant avec un collègue qui opère sur ce marché depuis plus de vingt ans, nous sommes arrivés à la conclusion que le thème de l’optimisation financière sur ce segment ne trouvait pas beaucoup preneur. De même, celui de la lutte contre la fraude, pourtant à la mode en ce moment, n’avait pas encore convaincu nombre de chefs d’entreprise.

Priorité à la Gestion Comptable

En effet, pour une structure qui fait moins de 15 M€ de Chiffre d’Affaires (il faut bien choisir un chiffre), l’important est la tenue de la comptabilité soit sur un logiciel spécialisé dans son métier (Immobilier, BTP, Retail…) soit par l’Expert-comptable à qui le fondateur fait confiance depuis des années.

La récupération des informations bancaires se fait en se connectant sur le portail de la ou des banques, les soldes bancaires venant des banques sont considérés comme justes et intégrés dans la comptabilité. Le coût de l’argent étant faible depuis des années (phénomène des taux négatifs), le recours à un logiciel spécialisé en Gestion de Trésorerie se justifie moins ou pas du tout. Le suivi des échéanciers paiements clients et règlements fournisseurs est tenu sur un tableur MS Excel, dont il est vrai que les évolutions fonctionnelles au fil du temps en ont fait un outil riche et convivial. Pour mémoire, c’est toujours ce logiciel tableur qui est le plus usité par les services de gestion en France.

En sous-estimant les enjeux de la Communication Bancaire

Les échanges entre l’entreprise et la ou les banques dans les deux sens sont le maillon faible de l’organisation. Accès et transferts non sécurisés, non-contrôles des conditions bancaires initialement négociées, mal ou pas du tout appliquées, sont les faiblesses évidentes dans la gestion financière quotidienne d’une entreprise.

Que dire des tentatives de fraude qui concerneraient 50 % des PME ? Là aussi, rien de surprenant car ce type de structure est supposée être le moins averti des pratiques en la matière (faux fournisseur, usurpation d’identité…). Rappel d’une recommandation de base : un simple comptable ne doit pas pouvoir ordonner un virement. Ce qui revient à séparer les tâches entre celui qui prépare le virement et celui qui l’ordonne. C’est là que des paiements sécurisés, type EBICS TS, ont toute leur justification.

Il y a donc matière à évangélisation auprès des patrons d’entreprise. La solution la plus pratique et la moins coûteuse est l’externalisation de ces fonctions. Non seulement l’on donne les clefs de l’optimisation financière à des professionnels, mais on réduit considérablement les risques de fraude.

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