26 février 2018

CFO Club du 15 février : Directeur financier et patron fondateur, le duo gagnant

Comme dit dans mon dernier rédactionnel relatif au CFO Club, la richesse du contenu me laissait le choix sur les sujets qui pouvaient en être rapportés. Aujourd’hui, je souhaite revenir sur un volet important de la soirée consacré aux témoignages de trois jeunes directeurs financiers* quant à leur implication dans le développement de leurs sociétés respectives. Je vous soumets ci-après mon ressenti à leur écoute.

Patron fondateur et directeur financier : le duo gagnant

Dans une phase de développement, la proximité entre Directeur Financier et fondateur est de facto un élément clef du succès dans le développement de l’entreprise. Développement à l’international, recrutement des talents, levée de fonds, analyse financière, il n’est pas un sujet où les échanges entre ces deux acteurs ne soient aussi intenses que permanents. Inutile de dire que le Directeur Financier doit faire preuve de la bonne dose de psychologie dans la gestion de son patron.

Cette proximité permet une prise de décision rapide dans un environnement international hyperconcurrentiel. Cela implique bien sûr la parfaite maîtrise de l’anglais, au minimum.

Un élargissement du champ des responsabilités

La prise en charge des différents domaines que sont la finance, la comptabilité, le contrôle de gestion, les services généraux, les achats et même le juridique, n’est pas en soit une surprise dans un environnement de start-up.

Plus surprenante est l’implication du Directeur Financier dans la phase de recrutement de toutes les ressources de l’entreprise. Il est vrai qu’il n’est pas rare de voir les deux termes Responsable Financier et Responsable RH associés dans les CV mis en ligne sur Internet. Je demeure cependant sceptique sur leurs capacités à évaluer les talents commerciaux à embaucher.

Qui évolue vers la structuration du département financier

Il ne suffit pas d’être un expert dans son domaine financier. Il faut posséder également des talents et ou compétences managériales. À l’heure de la difficulté à recruter les profils nécessaires au développement de l’entreprise cette qualité doit faire partie intégrante de la panoplie.

Autre nécessité, posséder une bonne culture informatique garante du succès du pilotage des implémentations des outils de gestion qui deviennent nécessaires à un moment donné de la vie de l’entreprise.

Tout cela fait penser au couteau Suisse, au « mouton à 5 pattes » si difficile à trouver. Je suis convaincu que les directeurs financiers présents sur scène ce jour-là n’ont pas toutes ces qualités. Ils ont cependant ce qui est nécessaire à l’acquisition rapide des expertises complémentaires :

  • Une personnalité bien structurée susceptible de garder son sang-froid en toutes circonstances ;
  • Une tête bien faite capable d’absorber les connaissances extérieures à son expertise initiale.



* Merci pour la qualité de leurs interventions à :

  • Sarah Ankri de LYSOGENE
  • Olivier Du Chesnay de LECTRA
  • Olivier Martineau de SIGFOX

Crédit photo Les Echos Events

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