16 janvier 2018

Projet informatique et logiciels de gestion : Les 3 critères du succès

Après avoir évoqué les 5 recommandations pour maximiser les chances de succès d’un projet informatique, nous aborderons aujourd’hui les critères à l’aune desquels nous pouvons évaluer la réussite d’un projet informatique en logiciel de gestion. Nous nous placerons du point de vue de l’intégrateur d’applicatif de Gestion de Trésorerie que nous sommes. Point de vue qui doit in fine être également partagé par le client.

L’autonomie des utilisateurs ou le stagiaire est la fausse bonne idée

Tout projet informatique doit être synonyme de transfert de compétences du fournisseur vers le client dont les utilisateurs doivent s’approprier le nouvel applicatif. Cela implique pour les opérationnels que sont les Trésoriers, Directeurs Financiers et autres Comptables de dégager du temps pour la réalisation du projet en sus de celui que leur prennent leurs tâches quotidiennes. Nous avons remarqué que les clients ont tendance à recourir à des stagiaires, qui dédiés à 100 % à la réalisation du projet, n’en n’ont pas moins l’inconvénient de repartir avec l’expertise acquise. Conséquence, les utilisateurs des services demeurant en poste n’étant pas monté en compétence lors du déploiement de l’applicatif, ont tendance à abandonner le nouvel outil pour retourner à… Excel. Ces mêmes personnes trouveront toujours le bon discours pour justifier leur abandon : « système trop compliqué, trop lent, peu ergonomique ».

L’autonomie dans la gestion des évolutions fonctionnelles

Comme évoqué par ailleurs, le périmètre initialement défini pour le projet, est toujours sujet à des évolutions fonctionnelles. Ces dernières sont possibles si l’utilisateur final est capable d’en garder la maîtrise. Par exemple, l’analyse dans le temps de la profitabilité au m2 des boutiques d’un groupe de distribution peut être pertinente si le client a la capacité de maîtriser les différents paramètres impliqués.

L’autonomie dans la Maintenance

Certains projets informatiques peuvent s’éterniser dans le temps (au-delà de 6 mois en général, le projet devient un problème). Il est donc impératif de formaliser dans un outil informatique centralisé les différentes étapes dudit projet afin de garder en mémoire les changements de cape décidés. Il arrive souvent qu’au bout d’un moment l’utilisateur et son prestataire soient bien incapables de justifier tel ou tel choix à une étape du déploiement. Il est notable de constater la perte de mémoire des clients quand placés devant les conséquences de leur choix initial ceux-ci s’avèrent contre-productifs. Il donc prendre le temps de documenter les différentes étapes du projet.

Si ces trois principes ne sont pas respectés, la prise en main du nouvel applicatif de gestion risque bien d’être un échec. D’où la nécessité de prévoir le « Plan B » ou solution de repli dans le cas où le projet ne peut aboutir. En général la maintenance en activité de l’ancienne solution (de Trésorerie, de Comptabilité ou autre) qui continuera de fonctionner jusqu’à complète sécurisation du projet.

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