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18 décembre 2017

Logiciels de gestion : valider l’interopérabilité des interfaces

logiciels-gestion-interoperabilite-interfaces.jpgJusqu’où peut-on faire confiance au commercial de l’éditeur d’applicatifs qui vous vend la compatibilité entre deux systèmes informatiques ? Deux clients qui ont fait appel à notre expertise m’ont rappelé combien, comme disait Nietzsche, le diable est dans les détails.

Des interfaces soi-disant opérationnelles

La mise en place d’une Gestion de Trésorerie implique des échanges de données avec l’ERP ou le logiciel de comptabilité : échéanciers des paiements, affectation des codes budgétaires aux opérations… Se pose alors la question de la capacité des systèmes à importer/exporter les écritures, et du degré d’automatisation que l’on peut avoir en la matière. Sur ce sujet de mauvaises surprises peuvent surgir pour les quelques raisons suivantes :

  • Le client final n’a pas pris la peine de rédiger ou faire rédiger un cahier des charges qui reflète son niveau d’attente.
  • Par principe, tout ce qui touche au traitement des données est problématique car les départements de l’entreprise (RH, DF, Commerce…) travaillent avec des outils informatiques en silo et hétérogènes : une compta sur AS400 qui doit échanger avec des PC par exemple.
  • Le client utilise le même logiciel comptable depuis des années et fait confiance à son éditeur qui l’oriente dans son choix de l’applicatif de Trésorerie, sans se donner la peine de demander un PoC prouvant la compatibilité des systèmes.
  • Classiquement, la phase de déploiement amène le client à affiner et préciser ses besoins et donc à intégrer des demandes d’évolution qui n’ont pas été prises en compte lors de la phase d’avant-vente.

Qui sont testées lors la mise en place des logiciels de gestion

Si vous devez travailler avec deux partenaires qui prétendent avoir développé des interfaces permettant l’échange de données entre leurs logiciels respectifs, mieux vaut respecter la démarche suivante :

  • Vérifier la date les développements (récents ou pas) ;
  • Demander la preuve de leur interopérabilité (maquette ou témoignage autre client) ;
  • Ou accepter de mettre en œuvre les interfaces en connaissance de cause (jouer le bêtatesteur) en contrepartie d’une remise commerciale ou autre faveur.

En un mot, s’il faut bien à un moment donné tester un connecteur ou autre interface entre deux logiciels, cela ne doit pas se faire à votre détriment. D’où la nécessité de couvrir le risque. Vous devez savoir si vous serez ce client qui va « essuyer les plâtres » ou pas. Il faut donc intégrer dès le début de votre projet le fait que ce maillon faible des interfaces va vous coûter temps et argent.

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