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12 décembre 2017

Au secours ! Mon fils spécule sur le Bitcoin...

au-secours-mon-fils-specule-sur-le-bitcoin.jpgC’est la découverte de la semaine, mon grand garçon de 26 ans spécule (de petites sommes) sur le Bitcoin (Bit = unité d’information binaire + coin = pièce de monnaie). Avec l’introduction de cette crypto monnaie en Bourse cette semaine aux États-Unis, je me demande bien si je dois continuer à encore me référer à mes vielles idées sur l’économie. Monnaie dont on ne connaît pas véritablement le créateur : ce fameux et mystérieux Satoshi Nakamoto, qui a lancé ce système en 2008, ne serait qu’un prête-nom.

Le Bitcoin ? Combien de divisions ?

Staline, que l’on interrogeait sur le rôle du Vatican dans les relations internationales, répondit « Le Vatican ? Combien de divisions ? ». Cette formule nous rappelle que dans les rapports économiques comme dans les échanges entre États, seul compte le rapport de force et la capacité militaire de faire respecter ses droits et intérêts.

Si le Dollar est devenu la monnaie des échanges internationaux et une valeur refuge, c’est que les États-Unis ont le budget militaire le plus important au monde, équivalent à tous ceux des autres puissances réunies (Europe, Russie, Chine.). Ils disposent ainsi d’une puissance de frappe garante de leurs intérêts économiques et financiers. Les États ont encore le monopole de la violence et les monnaies ne sont que l’expression de ce rapport de force.

Que vient alors faire le Bitcoin dans cet univers de la real politic ? Pourquoi les acteurs du monde politico-financier le laissent-ils se développer ainsi ? Que signifie cette monnaie liée à aucun pays, à aucune nation ?

À ces questions j’ai recueilli diverses réponses : c’est le Darknet, la mafia et autres organisations douteuses qui ont intérêt à recourir à cette monnaie qui, justement, échappe au contrôle des États. Il y a quelques anarchistes qui y voient le moyen de « torpiller le système ». Quelques articles parlent des avantages que sont : la désintermédiation dans les échanges (plus besoin des banques et sociétés de paiement en ligne), et des échanges internationaux plus rapides et moins coûteux.

Cependant, pour acheter des Bitcoins, à défaut d'en miner, il faut de la bonne et traditionnelle monnaie comme l’Euro et le Dollar.

Valeur refuge équivalente à celle de l’or

L’une des spécificités du Bitcoin est d’avoir une capacité d’émission limitée en nombre : 21 millions. Et qu’à ce jour en cette fin d’année 2017, plus de 16 millions ont été créés. Ce plafond ne peut être modifié techniquement. La rareté alimentant la valeur, l’on compare le Bitcoin à l’or, placement qui ne rapporte aucun intérêt et donc hautement spéculatif.

D’autres cryptomonnaies ont été créées (Ethereum ou Litecoin), un millier au total avec pour certaines des spécialisations sur certains types de transactions. Malgré ou à cause de tout cela, des organismes financiers internationaux, des banques, organismes respectables, commencent à en proposer à leurs clients.

Derrière le Bitcoin, la Blockchain

Blockchain France la définit comme une technologie de stockage et de transmission d'informations à coût minime, sécurisée, transparente, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Cette monnaie virtuelle qu'est le Bitcoin repose en effet sur une technologie de chiffrement de l’information qui, elle, est porteuse de désintermédiation des échanges entre entreprises (ou entreprises et particuliers) et me paraît beaucoup plus révolutionnaire qu’une simple valeur de placement hautement spéculative à ce jour. La nécessité d’un tiers de confiance dans certains échanges ou achats (immobiliers par exemple) tomberait d’elle-même.

N’ayant jamais été un early adopter, je vais laisser à d’autres le soin de faire évoluer ces innovations avec leur argent et je verrai bien, en temps voulu, quel intérêt le simple citoyen que je suis peut en tirer.

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