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9 octobre 2017

Rapide compte rendu des Rencontres BFR, cash et performance financière

rencontres-bfr-cash-performance-financiere.jpgCe mardi 3 octobre au matin, j’étais présent à la 3e édition des « Rencontres BFR, cash et performance financière », organisée par le journal Option Finance.

Ont pris la parole respectivement Gilles Bogaert, pour Pernod Ricard (Directeur Général Adjoint Finances et Opérations), et Olivier Storch, pour SNCF Mobility (Directeur Financier Groupe). Nous remercions ces intervenants pour la qualité de leur présentation qui portait sur les enjeux de leur Départements Financiers et avons retenu les idées suivantes.

La nécessité de lier les objectifs financiers à ceux des autres départements de l’entreprise

Nous rappelons ici le principe de base : une entreprise doit avoir un langage et des objectifs partagés par chacun de ses membres. Pour cela, outre les outils logiciels, outils des projections sur les performances à court et moyen terme, Gilles Bogaert rappelle qu’il est fondamental de lier les objectifs du département Finance à ceux des autres. Selon l’adage que « tout est dans tout et réciproquement », la performance du service commercial conditionne l’activité de la Supply Chain et les résultats financiers. Ainsi, le financier doit descendre à un niveau de détail opérationnel comme l’analyse de la performance des promotions qui se révèlent parfois inefficientes en termes d’augmentation des marges.

L’utilité de disposer d’un Free Cash Flow

Il est utile de pouvoir disposer d’argent mobilisable immédiatement afin de saisir les opportunités d’acquisition qui peuvent se présenter. Ce fut le cas pour Pernod Ricard qui put se désendetter sans risque avec un investissement de plusieurs milliards. Les agences de notation firent leur travail de dégradation de la note du groupe, mais cela fut limité dans le temps et, dirons-nous, « sous contrôle ». En trois ans le niveau d’endettement du groupe était revenu à sa situation d’origine.

Pour la SNCF, il est indispensable de disposer d’un matelas de cash pour faire face aux aléas exogènes de l’environnement économiques. Par exemple, qui aurait bien pu prévoir que la crise céréalière de 2016 aurait un impact négatif de plusieurs centaines de millions d’euros sur l’activité du fret ? La volatilité de l’environnement implique donc une « épargne de précaution ».

Les deux orateurs ont insisté sur la nécessité de développer une culture « Cash Management » au sein des différents services de leurs sociétés respectives.

D’autres sujets ont été abordés, dont l’un qui mérite que l’on s’y attarde un peu plus longtemps, à savoir la possibilité donnée par le « Digital » au Directeur Financier de passer de l’analyse prévisionnelle à l’analyse prédictive.

D’ici là, je vous invite à relire « Le Cygne noir : la puissance de l'imprévisible », de Nassim Nicholas Taleb.

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