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11 septembre 2017

Digitalisation, virtualisation : théorie et réalité pour le Trésorier

digitalisation-virtualisation.jpgJe lisais récemment un article dans la revue Finyear. Texte au demeurant très intéressant qui place le service de Gestion de Trésorerie au cœur du processus de « virtualisation » de l’environnement de l’entreprise, qui évoque la « digitalisation » de certains domaines. Cette lecture m’a inspiré deux réflexions : le haut niveau d’abstraction de notions évoquées et le décalage qui peut exister entre les tendances du marché et la réalité au sein des entreprises que nous rencontrons quotidiennement chez Via Finance.

Si la fonction de Trésorier d’entreprise intègre les nouvelles technologies

Le monde de l’informatique et du logiciel en particulier est friand de concepts, et autres acronymes non dénués d’intérêt marketing pour les éditeurs du marché. Il est dommage de noter que les exemples concrets, trouvant écho chez les trésoriers d’entreprise font défaut. Ce que je crois comprendre, est qu’avec l’évolution réglementaire, technologique, commerciale, le Trésorier doit supporter une charge croissante de travail en impliquant les autres services de l’entreprise (juridique, achats, contrôle de gestion…). Rien de nouveau si ce n’est que la mise en place de logiciels en mode Saas, les applicatifs sur mobile, les liens directs entre clients et fournisseurs, accélèrent le processus. D’où l’idée que le Trésorier est au cœur de la digitalisation et virtualisation des échanges.

Il existe encore un décalage entre le possible et le réel

Nous pouvons cependant noter du point de vue pratique qu’il existe un décalage entre l’offre logicielle, les technologies puissantes de collecte et d’analyse des données existantes sur le marché depuis plusieurs années maintenant et l’utilisation… d’Excel, du fax, des parapheurs papier, au sein des services de gestion que nous rencontrons. Le monde des financiers et des comptables est conservateur par nature car, en gardiens des chiffres de leurs sociétés, ils ne peuvent se permettre ni fantaisie, ni risque excessif. Adopter une nouvelle technologie parce qu’elle est à la mode n’a pas de sens tant qu’elle n’a pas démontré la plus-value qu’elle pouvait apporter en termes de gain de temps, d’argent et/ou de sécurité dans leurs tâches quotidiennes. A l’aune de ce que nous constatons chez nos clients, du chemin reste à parcourir.

Et une limite à « l’ubérisation » de la fonction.

L’objectif de BDO Via Finance est de contribuer à l’industrialisation de la fonction de Gestion de Trésorerie, mais dans certaines limites bien sûr. Si la collecte de données, leur mise en cohérence et sécurisation de transfert, par exemple, sont des tâches sans véritable valeur ajoutée, il n’en est pas de même pour le processus de décision et les arbitrages qui doivent être faits sur la base des informations disponibles. « L’ubérisation » de la fonction se heurte à un principe de base : celui de la responsabilité. Selon nous, et jusqu’à preuve du contraire, aucun système ne porte aujourd’hui la responsabilité d’un financement placement décidé par un Trésorier. L’humain, en bout de chaîne, est toujours là pour assumer cette charge.

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